7 règles d’or pour cuire parfaitement du riz

Votre riz est toujours trop dur, trop mou ou trop collant ? Suivez notre mode d’emploi pour un résultat toujours parfait.

Pas comme les pâtes
Faire bouillir une grande quantité d’eau, y plonger le riz, laisser cuire une dizaine de minutes puis égoutter… Cette méthode « classique » figure souvent sur les paquets de riz mais ne rend pas vraiment justice au produit, car on jette la plupart des nutriments et des saveurs du grain avec l’eau de cuisson. Si vous avez acheté une variété haut de gamme comme le riz basmati, c’est carrément un crime de lèse-majesté.

Pour un riz savoureux à la texture parfaite, misez plutôt les méthodes par absorption comme la cuisson pilaf ou la cuisson à la créole. Encore plus simple, la cuisson au rice cooker fonctionne également par absorption et se fait automatiquement sans surveillance. Elle permet en bonus de maintenir le riz au chaud pendant plusieurs heures.

La bonne casserole
Si vous n’avez pas de rice cooker, utilisez une casserole à fond épais et munie d’un couvercle, comme, par exemple, une cocotte en fonte : cela permet que le riz n’accroche pas. Elle doit être suffisamment grande pour que la couche de riz qui s’y trouve ne dépasse pas les deux centimètres.

Rincez le riz
Rincer le riz permet d’en laver les éventuelles impuretés et surtout d’éliminer l’excès d’amidon (responsable des riz qui collent). Utilisez un petit saladier, versez-y le riz et rincez-le plusieurs fois jusqu’à ce que l’eau soit claire. Attention, on ne rince pas le riz à risotto puisque c’est son amidon qui donnera sa fameuse texture liée au plat.

Faites-le tremper
Cette étape peut être oubliée si vous êtes pressé mais un trempage court (20 min à 1h dans l’eau froide) permet d’écourter le temps de cuisson et de rendre le riz plus digeste. Il est particulièrement intéressant si vous utilisez un riz semi-complet ou complet.

La juste quantité d’eau
La quantité d’eau à ajouter varie en fonction des variétés de riz mais on compte généralement entre une et deux mesures d’eau pour une mesure de riz. Pas plus. Utilisez de l’eau chaude et salez à ce moment-là. Couvrez la casserole.

Sortez votre minuteur
Le temps de cuisson varie aussi en fonction de la variété de riz. On compte autour de 10 minutes pour un riz blanc, 25 à 30 minutes pour un riz semi-complet et 45 minutes pour un riz complet. Le riz est cuit lorsque toute l’eau a été absorbée et que des trous se forment dans la couche de riz.

Laissez reposer à couvert
C’est le petit secret connu des meilleurs. Attendez quelques minutes avant de servir votre riz et laissez-le à couvert. Cela permet aux grains de riz de finir leur cuisson en douceur.

Enfin une (vraie) astuce pour ne pas pleurer quand on épluche un oignon

Le moment tant redouté est arrivé : après avoir découpé le bœuf, épluché les carottes, c’est l’heure d’émincer les oignons. Mais rassurez-vous, avec notre astuce infaillible, fini les torrents de larmes incontrôlables et les lunettes de piscine en dernier recours

On ne vous apprendra rien en disant qu’émincer un oignon fait pleurer. Non pas que vous soyez particulièrement émotifs face à ce geste anodin, mais à cause du gaz qui s’échappe du condiment. On vous explique tout.

En éminçant l’oignon, le couteau (surtout s’il est mal aiguisé) en déchire les cellules. Le problème, c’est que ces cellules ont absorbé et stocké du soufre pendant tout le temps où l’oignon poussait.

Conséquence : à la découpe, les cellules relâchent tout ce soufre qui entre en contact avec certaines enzymes de l’oignon, ce qui crée une réaction chimique. Résultat : un gaz irritant et très volatil, comme un précurseur de l’acide sulfurique, nous picote les yeux. Pour s’en protéger, nos yeux se remplissent de larmes… et vous devenez une véritable Madeleine.

Alors, à moins de s’équiper d’un masque de plongée, la seule technique réellement efficace pour ne plus pleurer lorsque l’on découpe un oignon, c’est de le faire sous un filet d’eau avec un couteau qui coupe bien. Avec le poids de l’eau qui tombe, le gaz irritant ne pourra plus voler jusqu’à nos yeux. A nous les soupes à l’oignon, les tartes aux oignons, les confits et les onion rings !Enfin une (vraie) astuce pour ne pas pleurer quand on épluche un oignon.

Les nouilles chinoises ne sont (finalement) pas les ancêtres de la « pasta » italienne

Des chercheurs et historiens ont retracé l’origine des pâtes italiennes en Grèce.

Comme le veut la légende, Marco Polo est celui qui aurait ramené de voyage des nouilles chinoises en Italie, au XIIIe siècle. Des nouilles qui inspireront, plus tard, les pâtes italiennes que nous connaissons aujourd’hui. Mais si le Vénitien a, en effet, passé plusieurs années en Chine, il n’est pas acquis que les spaghettis et autres penne soient un héritage direct de ces nouilles.

En réalité, l’origine des pâtes serait bien plus ancienne, et surtout beaucoup plus locale. À l’aide de chercheurs italiens (évidemment), le South China Morning Post a retracé l’histoire de cette fierté italienne. Pour commencer, Anna Maria Pellegrino, historienne de l’alimentation et membre de l’Académie italienne de cuisine, le rappelle : il ne faut pas tout confondre. « Les nouilles sont une chose, les pâtes en sont une tout autre », prévient-elle.

Il n’est pas question d’assimiler les nouilles et les pâtes, véritable emblème culturel, identitaire, patrimonial et quasi-rituel, pour l’historienne. « Elles sont le reflet de deux cultures culinaires distinctes, des identités qui se sont développées en parallèle, leur seul point commun étant la nécessité de se nourrir et, surtout, de partager les mêmes sensations et les événements quotidiens de la vie autour d’une table. » Elle poursuit :

« La façon de les cuisiner, les récipients, les céréales utilisées, leur préparation, les ingrédients et les assaisonnements sont totalement différents, spécifiques à chaque civilisation. Il n’existe aucun lien direct entre la façon asiatique, italienne ou méditerranéenne de mélanger des céréales avec de l’eau pour créer des nouilles ou des pâtes. »

« Rien à voir »

Un parti pris et une théorie qui vont à l’encontre d’un Marco Polo importateur de nouvelles saveurs. Mauvaise foi ou hypothèse plausible ? Allez savoir. Une chose est sûre, c’est qu’au-delà de la dimension culturelle du mets, c’est aussi sa composition qui varie entre les deux pays.

Giorgio Franchetti, spécialiste de la Rome antique et de la gastronomie romaine de l’Antiquité, explique : « Les nouilles que Marco Polo a peut-être rapportées de Chine à la fin du XIIIe siècle sont faites avec du riz, et reposent sur une tradition culinaire différente, orientale, qui n’a rien à voir avec la nôtre. »

Si les pâtes ne viennent pas de Chine, d’où viennent-elles ? Giorgio Franchetti a désormais sa petite idée. Grâce aux textes laissés par Caton l’Ancien et aux documents et ustensiles retrouvés dans les environs du Vésuve, le volcan qui trône sur la baie de Naples, l’Italien a pu rédiger un livre de recettes. Car la conservation de Pompéi, ensevelie sous les cendres du Vésuve en l’an 79 puis redécouverte quinze siècles plus tard, a permis d’en apprendre plus sur la cuisine romaine et sur sa civilisation dans son ensemble.

« Un plat antidéprime, comme aujourd’hui »

Mais ce n’est pas tout, puisque des textes de poètes et d’historiens, qui remontent à des époques encore plus lointaines, permettent de replacer le décor… en Grèce. « Entre 1000 et 800 avant Jésus-Christ, les Grecs évoquent pour la première fois l’existence de laganon, une bande de pâte plate que l’on découpait en lanières irrégulières, adoptée par les Romains sous le nom, au pluriel, de laganae. Elle était utilisée dans les soupes, avec des poireaux et des pois chiches, un plat romain très populaire », dit Giorgio Franchetti.

Ces laganae seraient probablement à l’origine des lasagnes que l’on connaît aujourd’hui. « À l’époque romaine, les gens mangeaient des laganae quotidiennement, c’était un plat démocratique, simple, mais très nourrissant pour les pauvres et les classes laborieuses, explique Cristina Conte, présentée dans l’enquête comme cheffe archéologue. Un plat antidéprime, exactement comme les pasta aujourd’hui pour les Italiens. »

Les spaghettis sont-ils arabes ?

Le mot pasta, en italien, est le diminutif de pasta asciutta (pâtes sèches), celles que vous retrouvez aujourd’hui dans les supermarchés. Rien dans l’histoire ne précise si les pâtes mangées par les Romains étaient des pâtes fraîches ou sèches. Ce qui laisse entrevoir une autre origine possible pour les pâtes italiennes.

La forme et la texture des pâtes sèches que l’on connaît aujourd’hui pourraient bien être héritées du mode de vie des nomades arabes. Des peuples qui auraient commencé à sécher leurs pâtes afin de leur garantir une plus longue conservation pendant leur voyage.

Dans un livre de cuisine arabe du IXe siècle, écrit par Ibn al-Mibrad, il est fait mention d’un mets qui consisterait à mixer les pâtes sèches avec des légumineuses. Une recette qui aurait donné le rechta d’aujourd’hui, toujours consommé à travers le Moyen-Orient.

L’influence arabe sur les pâtes ne s’arrête pas là, puisque les spaghettis aussi semblent venir de cette même culture. Un géographe arabe, Al-Idrin, mentionne dans un livre daté de 1154 « de longs brins de pâtes enroulés comme des boules de laine et exportés dans des tonneaux en bois le long des routes méditerranéennes » depuis Palerme en Sicile, alors sous la domination arabe.

Alors, romaine, grecque ou même arabe, l’origine des pâtes est encore floue. Ce qui est certain, c’est qu’elles ont traversé les siècles et les civilisations, et ça ne risque pas de s’arrêter tout de suite. 

La Spiruline : plus qu’une algue, un super-aliment

PROVENANCE ET CULTURE

Le nom de la Spiruline vient de sa forme en spirale. Elle existe depuis plusieurs milliards d’années.

La spiruline est une micro algue que l’on retrouve dans les eaux chaudes du Tchad ou de l’Inde mais elle fait l’objet aujourd’hui d’une culture plus locale qui reproduit les conditions idéales pour garantir sa qualité.

En effet, en France, la Spiruline est produite dans des étangs artificiels peu profonds 40cm environ), dans une eau chaude agrémentée de sel et d’engrais naturels.

Elle est l’un des micro-organismes les plus anciens sur terre. Cette algue, est considérée comme un complément alimentaire naturel.

Elle est ensuite récoltée et séchée pour être consommée en poudre que l’on dissout dans les boissons ou encore dans les aliments.

On peut la retrouver sous forme de poudre, de brindilles ou incorporée dans des barres énergétiques.

COMPOSITION

Cette algue verte est très faible en calories, mais dotée de nombreux nutriments.

La Spiruline est très riche en protéines, en calcium, en fer, en bêta-carotène, en vitamine B12 et vitamine E.

A elle seule, elle distribue à notre organisme de nombreux éléments vitaux et nécessaires à nos cellules.

USAGES

LUTTER CONTRE LA FATIGUE

Fatigue passagère, système immunitaire en perte de vitesse, période de révision,  la Spiruline vous apporte les protéines, vitamines et oligo-éléments adaptés à ces situations avec un effet antioxydant.

SOURCE DE PROTÉINES

Elle permet de diminuer la tension artérielle mais aussi de bien récupérer après une séance d’effort.

Amie des sportifs, elle peut être consommée quotidiennement ou les jours de pratique sportive ou de compétition.

ECOLOGIQUE

La Spiruline demande peu de ressources à notre planète pour être produite, elle ne détruit l’environnement dans lequel elle est cultivée et ne rejette pas de déchet, elle est donc bénéfique pour l’Homme et pour la Terre.

Faut-il beurrer son moule en silicone ?

Les moules en silicone sont utilisés par les professionnels de la pâtisserie et de la cuisine depuis une trentaine d’années. Ils rendent d’immenses services aussi bien pour les moulages (chocolats, gelées, glaces, crèmes pour entremets, etc.) que pour démouler sans encombre gâteaux, madeleines, financiers et d’autres petits gâteaux tels que des muffins ou mini-cakes.

Bien pratiques aussi : les feuilles en silicone à déposer sur des plaques de cuisson pour éviter l’utilisation de papier cuisson.

Il y a 15 ans, nous les avons vu apparaître dans le domaine du grand public, d’abords de manière discrète puis à plus large échelle. Il font aujourd’hui partie de notre quotidien.

La promesse : permettre un démoulage facile, sans graisser le moule.
Il m’est arrivé néanmoins de voir des pros graisser leurs moules en silicone.

Alors : faut-il beurrer ou non son moule en silicone ?
En dehors des marques qui préconisent de le faire lors de la première utilisation, il n’est pas utile de les beurrer ni des les graisser avec de l’huile. C’est ce qui fait la force de ce matériau.

En revanche, certains pâtissiers préconisent de le faire si vous en faites un usage intensif (comme c’est le cas dans les laboratoires de pâtisserie) afin d’allonger leur durée de vie. Si vous sortez vos moules en silicone uniquement pour vos gâteaux du dimanche, vous pouvez allègrement zapper cette étape.

Faut-il vraiment conserver ses oeufs au frigo ?

Pour les œufs, il y a la team température ambiante et la team frigo. Qui a raison ? On s’est penché sur la question.

Où faut-il conserver ses œufs, une fois qu’on les a achetés ? La question se pose d’abord sur le plan sanitaire : on veut éviter le développement des salmonelles et d’autres bactéries comme E. coli. Sur ce point, les directives européennes sont plutôt étranges : elles préconisent de garder les œufs à température ambiante pendant leur transport et leur commercialisation (en magasin, les oeufs ne sont jamais stockés dans les frigos) mais de les mettre au frigo après achat (cf. les indications de conservation notées sur les boîtes).

En 2013, pour tenter de mettre fin au débat frigo/température ambiante, le quotidien britannique Daily Mail a commandé une étude sur le sujet. Pour les besoins de cette étude, un lot d’œufs a été conservé à 6°C, un autre lot à température ambiante. Résultat : aucune différence observée en termes de contamination microbienne.

Évitez les changements de température
D’autres études ont prouvé que la question n’est pas tellement la température mais plutôt les changements de température, qui fragilisent la coquille de l’œufs et permettent la pénétration des germes à l’intérieur de l’œufs. Les températures supérieures à 22°C devraient aussi être évitées.

La meilleure solution semble donc de garder ses œufs à température ambiante, dans un coin de la cuisine qui ne subit pas de sautes de température et de coups de chaud (on évite les abords du four).

Et pour le goût ?
Parmi les chefs, on est plutôt du parti de la température ambiante, non sans raison. La coquille de l’œufs est poreuse, c’est-à-dire que, même encoquillé, l’œufs capte les odeurs qui l’entourent. Or, le réfrigérateur est souvent un lieu odorant et plein d’effluves de caractère (fromage, ail, oignon…)

Dernier argument en faveur de la température ambiante : un œuf froid a toutes les chances de se casser quand on le plonge dans l’eau bouillante (pour faire un œuf à la coque, par exemple). Il serait aussi plus difficile à émulsionner avec d’autres ingrédients. Il ne vous reste qu’à trouver une place sur votre étagère pour ranger votre boîte d’œufs.

Six aliments qu’il ne faut surtout pas manger périmés

Ces tranches de jambon traînent dans votre frigo depuis pas mal de temps ? Vous n’aimez pas gaspiller et vous vous demandez si vous pouvez les manger, alors que la date de péremption est passée ? Nous avons demandé à une nutritionniste de nous aider à établir la liste des aliments périmés qu’il ne faut surtout pas consommer.
« On n’est pas à un jour près », entend-on souvent dire au sujet d’un aliment dont la date de péremption est passée. En fait, tout dépend de ce qu’on entend par « périmé » et de ce à quoi correspond cette date indiquée sur l’emballage.

Durabilité minimale et limite de consommation

La mention « à consommer de préférence avant le… » correspond à ce qu’on appelle la date de durabilité minimale (DDM). Il s’agit de la date jusqu’à laquelle une denrée est censée conserver ses qualités nutritives, physiques et gustatives.

Si l’emballage n’a pas été altéré, « les denrées dont la DDM est dépassée peuvent être consommées sans risque par le consommateur », précise la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) sur son site internet. Bref, ce ne sera pas forcément aussi bon, mais on ne risque pas de s’empoisonner.

Là où il faut faire attention, c’est avec les aliments sur lesquels figure la mention « à consommer jusqu’au… ». On ne parle alors plus de DDM mais de date limite de consommation ou DLC.

« La DLC indique une limite impérative, explique la DGCCRF. Elle s’applique à des denrées microbiologiquement très périssables, et qui, de ce fait, sont susceptibles, après une courte période, de présenter un danger immédiat pour la santé humaine. »

Vigilance avec les conserves abîmées

Certains produits restent donc tout à fait consommables même si la date figurant sur l’emballage est dépassée de quelques jours : c’est le cas des gâteaux secs, du chocolat, du miel, des pâtes, du riz, des épices, des produits surgelés ou encore des boîtes de conserve.

La Dr Corinne Chicheportiche-Ayache, médecin nutritionniste, préconise cependant d’être vigilant avec les conserves abîmées, qu’il vaut mieux « ne pas consommer si la boîte est bombée » et ce, que la date soit passée ou non, « car il y a un risque de produit infecté par des germes et donc de botulisme », explique-t-elle. Le botulisme alimentaire est dû à la présence d’une toxine, qui peut entraîner des troubles graves, jusqu’à la paralysie et la mort.

La plupart des aliments secs peuvent être consommés sans risque peu après leur date de durabilité minimale, mais quelques produits frais également, comme les yaourts que vous pouvez garder environ « jusqu’à sept jours supplémentaires », précise la nutritionniste.

En revanche, pour d’autres catégories d’aliments, il est primordial et même vital de respecter scrupuleusement la date limite de consommation.

1. La charcuterie
Même s’il ne vous reste que cette tranche de jambon crue dont la date est passée depuis quelques jours, ne la mangez pas. Que son odeur soit forte ou tolérable, mieux vaut s’en débarrasser. En la consommant, vous vous exposez à un risque de contamination bactérienne.

La salmonelle, bactérie la plus fréquente dans la charcuterie est dangereuse et peut être mortelle, surtout chez les personnes âgées. Les femmes enceintes s’exposent aussi à un risque accru de fausse couche. La charcuterie achetée à la coupe doit être consommée le jour même

2. La viande rouge
La viande rouge périmée est elle aussi à bannir de votre réfrigérateur. « Notamment la viande hachée, précise Corinne Ayache, car la surface de la viande avec l’air est augmentée, ce qui augmente ainsi le risque de développement de bactéries comme la salmonelle, la listeria ou les staphylocoques… »

Ces bactéries provoquent des troubles digestifs importants et des symptômes potentiellement graves. Quant à la viande hachée à la demande chez le boucher, elle doit être consommée dans les 12 heures. En général, on détecte facilement la viande avariée : son odeur est déplaisante et sa couleur devient brunâtre. Dès qu’un doute subsiste, aussi mince soit-il, ne prenez pas de risques.

3. Le poisson frais
De même que pour la charcuterie ou la viande rouge, il est préférable de consommer le poisson frais le jour même ou le lendemain de son achat. Évitez de l’oublier trop longtemps dans votre réfrigérateur pour éviter toute contamination.

« Plus largement, il faut être vigilant sur la conservation de tout ce qui est acheté à la coupe », préconise la nutritionniste. Un poisson frais doit être, comme son nom l’indique, consommé frais. Si sa peau est terne et que son œil n’est plus vif, ne le mangez pas.

4. Les œufs
Il faut être « très attentif aux œufs », conseille la Dr Corinne Chicheportiche-Ayache. Ceux-ci peuvent être en principe consommés jusqu’à 28 jours après la ponte, « mais les œufs restent parfois en rayon dans les supermarchés 21 jours », signale-t-elle. Pour les œufs durs, la nutritionniste conseille même de ne pas dépasser « trois semaines après la date de ponte ». La membrane de l’œuf, plus ou moins poreuse, s’amoindrit « et le risque, c’est que les germes passent ».

Privilégiez donc, en faisant vos courses, les œufs aux dates de ponte les plus proches. Il en va de même pour toutes les autres denrées en général, tentez de faire attention aux dates de péremption. Enfin, si la coquille est fendue, il faut jeter l’œuf, insiste la nutritionniste. Si la coquille est sale, mieux vaut éviter de la laver sous l’eau car cela « diminue l’imperméabilité de la coquille et augmente le risque de contamination », explique-t-elle.

5. Les plats cuisinés
Les plats préparés aux dates de péremption dépassées sont eux aussi à éliminer de vos placards. « Notamment tous ceux avec des sauces et des crèmes, soit la quasi-majorité des plats cuisinés, qu’il faut consommer tout de suite, recommande la nutritionniste. Les autres peuvent être mangés grand maximum deux jours après la date limite indiquée sur l’emballage. »

6. Le fromage
Comme pour le vin, on pense souvent (à tort) qu’un fromage est meilleur quand il prend de l’âge. On le laisse mûrir au fond du bac dans l’espoir d’une apparition de saveurs sensationnelles. Que nenni. « Tout dépend du mode de préparation, explique Corinne Chicheportiche-Ayache. Par exemple, un fromage au lait cru, c’est-à-dire non-pasteurisé, est à proscrire totalement s’il est périmé. »

Les autres, en revanche, peuvent encore être consommés pendant quelques jours après la date fatidique, « mais pas plus d’une semaine », préconise-t-elle. Enfin, que ce soit pour le fromage ou pour tout autre aliment, lorsque des traces de moisissures apparaissent, mieux vaut s’abstenir de le manger.

Pourquoi manger du chocolat peut vous rendre plus intelligent

Quoi de mieux que d’allier l’utile à l’agréable… Des chercheurs de l’Université de l’Illinois ont établi que manger du chocolat ou boire un bon verre de cacao serait bénéfique à notre cerveau.

C’est une (très) bonne nouvelle pour tous les amateurs de cacao et les aficionados de la tasse de chocolat chaud au petit-déjeuner. Selon une étude publiée dans la revue scientifique Nature le 24 novembre, consommer cette petite douceur sucrée nous rendrait en effet plus intelligent.

Comment ? Le chocolat contient des molécules de flavonoïdes. Ces pigments végétaux de la famille des polyphénols aideraient à booster nos capacités cognitives. On vous explique.

Une étude en « double aveugle »
Les flavonoïdes, des antioxydants d’exception présents dans la fève de cacao, favorisent la circulation du sang, renforcent nos vaisseaux sanguins et nous protègent contre les maladies vasculaires… Ils seraient en outre capables de nous rendre « plus intelligents », en nous « protégeant contre le vieillissement cognitif », selon les auteurs de l’étude parue dans Nature.

Pour le démontrer, ces chercheurs américains et anglais de l’Université de l’Illinois ont fait passer des tests cognitifs à 18 jeunes adultes en bonne santé et non-fumeurs.

Après avoir préparé deux boissons à base de cacao (acheté en grande surface), l’une très riche en flavanols, l’autre beaucoup moins, les chercheurs les ont distribuées aux participants de façon aléatoire et « en double aveugle ». Objectif : ne pas influencer les scientifiques ni les participants, et éviter ainsi d’avoir un résultat biaisé.

Deux heures après la consommation de ces boissons, les scientifiques sont ensuite passés à la dernière étape de leur expérience en faisant respirer aux participants de l’air contenant 5 % de dioxyde de carbone (soit 100 fois plus que la concentration normale dans l’air). Une technique qui a pour effet d’augmenter le flux sanguin vers le cerveau et permettant ainsi de tester la réactivité du système vasculaire cérébral.

Un cerveau mieux oxygéné
Une fois tout ce protocole mis en place, l’équipe de chercheurs a enfin pu mesurer l’impact de la consommation de flavanols sur le cerveau. Pour ce faire, ils ont observé l’oxygénation dans le cortex frontal des participants, « une région du cerveau qui joue un rôle clé dans la planification, la régulation du comportement et la prise de décision ».

Le constat fut sans appel : les participants ayant consommé la boisson la plus concentrée en flavanols ont eu une réponse d’oxygénation cérébrale plus forte et plus rapide que ceux ayant consommé la boisson la moins concentrée.

« Les niveaux d’oxygénation maximale étaient plus de trois fois plus élevés chez ceux ayant consommé le cacao à haute teneur en flavanols, et la réponse d’oxygénation était environ une minute plus rapide », précise Catarina Rendeiro, co-autrice de l’étude, dans le blog de l’Université de l’Illinois.

Bénéfique pour les « tâches cognitives difficiles »
Après avoir ingéré la boisson plus concentrée en flavanols de cacao, les participants ont en outre obtenu de meilleurs résultats aux tests cognitifs les plus difficiles auxquels ils ont été soumis. Ils ont notamment subi le test « Stroop », censé évaluer l’attention d’un candidat malgré la présence d’un élément « interférent ».

Ils ont dû par exemple réaliser le test du « bon mot » dans un temps imparti, où il leur était demandé de nommer la couleur dans laquelle était écrit un mot, alors même que le mot désignait une autre couleur. Par exemple, le mot « rouge » écrit en bleu.

Les participants ayant ingéré la plus forte consommation de flavanols ont ainsi résolu correctement ces tests complexes « 11 % plus rapidement qu’ils ne le faisaient au départ sans avoir consommé la boisson » ou « par rapport à ceux ayant consommé une boisson moins riche en flavanols ».

Il n’y avait cependant aucune différence notable de performance sur les tâches les plus faciles, ce qui suggère que « les flavanols pourraient être bénéfiques uniquement lors de tâches cognitives plus difficiles », conclut Catarina Rendeiro.

C’est quoi la vraie différence entre une crêpe et une galette ?

On les adore, et pas seulement à la Chandeleur ! Mais y-a-t-il vraiment une différence entre crêpes et galettes ? On a mené l’enquête !

Une question de région

Selon le chef Baptiste Bianic, en Basse Bretagne (c’est-à-dire dans les départements du Finistère et du Morbihan), personne ne vous parlera de galette. Pour les habitants de cette région, il n’existe que les crêpes du plat au dessert, point final !

En revanche, en Haute Bretagne (Ille-et-Vilaine, Loire-Atlantique, parties orientales du Morbihan et des Côtes-d’Armor), on parle le plus souvent de « galette » pour le plat principal et de « crêpe » pour les desserts.

Finalement, personne n’a raison ou n’a tort… c’est simplement une question de point de vue et de géographie !

Quid du choix des ingrédients ?

En règle générale, la galette désigne les préparations salées à base de blé noir, le froment étant réservé aux crêpes sucrées. Rappelons que le « blé noir » n’est pas une céréale et n’a rien à voir avec le blé (atout de taille pour les intolérants au gluten !). Il s’agit d’une plante de la famille des polygonacées (comme l’oseille ou la rhubarbe) originaire d’Asie …. et qui se cultive beaucoup en Bretagne. Dans la recette authentique, la pâte à galette se fait uniquement avec de la farine de sarrasin, de l’eau et du sel.

Cela dit, il est tout à fait possible de faire du sucré avec de la pâte au blé noir et du salé avec du froment ! Ainsi, comme l’explique notre chef crêpier, on peut tout à fait réaliser une crêpe « beurre–sucre » avec une pâte à base de sarrasin ….de même qu’une pâte à crêpe au froment peut sans problème être utilisée pour concocter une « crêpe complète » (œuf, jambon, fromage)

S’agit-il d’une question d’épaisseur de la crêpe ou de la galette ?

Une galette se veut plus épaisse, notamment si elle est préparée sur le « Billig » (cet appareil typiquement breton spécialement conçu pour réaliser des crêpes et des galettes). Une crêpe est en général beaucoup plus fine qu’une galette. Elle peut même être qualifiée de « crêpe dentelle » lorsqu’elle est particulièrement fine et beurrée.

L’info bonus : comment reconnaître une bonne crêpe (ou une bonne galette !) ?

Une bonne crêpe, c’est d’abord une pâte réalisée avec de bons produits, un temps de repos adapté (une pâte à galette de blé noir repose idéalement 12 h), et une bonne cuisson.

On peut aussi reconnaître une bonne crêpe ou galette selon sa couleur et sa cuisson. Ainsi, une « beurre sucre » réussie sera bien dorée, ni trop blanche ni trop foncée. C’est tout le talent du crêpier que de trouver le juste milieu !

Alors crêpes ou galettes, finalement, le plus important n’est-il pas qu’elles soient bonnes et qu’elles nous plaisent, tout simplement ? !